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Yed Yemma

الورشة

La main de maman

Yed Yemma, c'est deux personnes : ma mère qui crochète, et moi qui m'occupe du reste. Il n'y a pas d'atelier, pas d'équipe, pas de sous-traitance.

Un coin d'atelier à la maison : une chaise en bois près d'une fenêtre, un panier de pelotes et un ouvrage en cours

Le nom

يد يمّا

« La main de maman ». Le nom dit qui fabrique, comment, et pourquoi ce n'est pas une usine. Aucune agence n'aurait trouvé mieux.

Le coin d'un tapis amazigh ancien posé à côté d'un granny square au crochet : la même grille de carrés concentriques

Le motif

Un carré, deux lectures.

Le granny square du crochet et le motif de tapis amazigh sont bâtis sur la même grille de carrés concentriques. Un Marocain y voit un tapis. Un acheteur de mode y voit du crochet. Les deux ont raison.

La preuve

Numérotée à la main.

Chaque pièce porte son numéro, écrit à la main sur l'étiquette. Ce n'est pas une décoration : c'est la seule façon honnête de dire qu'il n'y en aura pas deux pareilles.

Une main inscrivant le numéro 007 au stylo sur l'étiquette cartonnée d'une pièce
Les deux faces du hang tag Yed Yemma : l'icône sur fond indigo, et au dos la mention PIÈCE N°

La limite

10–20

Dix à vingt pièces par mois.

C'est le rythme d'une personne, et on ne le cache pas. Si la demande dépasse, on allonge les délais ou on forme quelqu'un. On ne fera pas fabriquer ailleurs en gardant le même nom.

Cinq granny squares rose, turquoise et crème posés sur une table en bois, avec un crochet, des ciseaux et des pelotes